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5 953 km2
366 m à Montrollet.
Angoulême. 3 arrondissements, 33 cantons, 405 communes.
341 993 hab. (recensement 1990)
De nombreuses découvertes témoignent de l'occupation par l'homme du sol charentais depuis la plus haute époque préhistorique. Plus tard les Agesinates et les tribus santones participèrent à la lutte d'indépendance de la Gaule. Avec l'occupation romaine, le christianisme s'implanta dès le 3ème siècle et se développa rapidement, grâce à saint Martin et à des ermites locaux; les premiers sanctuaires datent de cette époque. Après la victoire de Clovis sur les Wisigoths en 506, le court intermède des Francs, puis des Arabes, fut suivi par le solide établissement des Carolingiens qui firent d'Angoulême une métropole intellectuelle. Avant d'être rattaché à la Couronne sous Charles V, le comté d'Angoulême connut, du 9ème au 13ème siècle, grâce à ses seigneurs, les Taillefer (Isabelle Taillefer épousa Jean sans Terre) et à ses évêques, une grande vigueur politique et une réelle autonomie. Après les ruines de la guerre de Cent ans, le comté devint apanage de la Maison d'Orléans et bénéficia d'une ère de prospérité et d'éclat intellectuel et artistique. Erigée en duché par François Ier, né à Cognac, Angoulême sera réunie à la Couronne en 1710. Ruinée pendant le 16ème par la révolte des "Pitaux", ou de la Gabelle, et les guerres de Religion, la province joua un rôle politique important grâce à la personnalité de son gouverneur, le duc d'Epernon. Plus tard la révocation de l'édit de Nantes et les guerres de Louis XIV contre la Hollande devaient ruiner l'industrie, florissante depuis le 16ème, des moulins à papier. De 1710 à 1830, Angoulême devint l'apanage des princes de la maison royale et le dernier duc d'Angoulême fut le fils de Charles X.
Le bassin de la Charente est essentiellement calcaire (terrains jurassique et crétacés répartis sur le cours moyen du fleuve). Larges horizons chers à Alfred de Vigny, grande douceur des paysages, ciels nuageux mais lumineux. La partie nord-est du département est faite de terres granitiques (Confolentais, ou Charente limousine, et Montbronnais). Dans le sud on trouve les landes de Barbezieux à Chalais, parsemées d'étangs et de pins. Climat doux et changeant, dû au voisinage de l'Atlantique; large irrigation du sol par de multiples ruisseaux sinueux, bordés d'arbres, formant des vallées pittoresques. Les plateaux plus monotones, qui occupent une large partie du département, sont largement boisés. L'agriculture est variée, avec une place croissante donnée au maïs et au colza. La richesse agricole est néanmoins due au vignoble, dont la distillation produit le cognac; ses terroirs en sont savamment délimités en Grande Champagne, Petite Champagne, Borderies, Fins bois et Bons bois, dont les mélanges fournissent les différentes qualités de cognac. L'ouest du département lui doit sa richesse et sa célébrité (les vignobles destinés à la fabrication du cognac couvrent la plus grande partie du département; en conséquence on ne trouvera qu'à Cognac la mention du célèbre alcool, mention qu'il aurait été fastidieux de répéter pour chaque commune; de même pour le pineau qui est un vin de liqueur). Les terres de l'est et du sud, plus pauvres, sont consacrées à l'élevage avec une prédominance aux bovins et ovins. Des curiosités naturelles parsèment le territoire : résurgence des sources de la Touvre, la deuxième de France après la fontaine de Vaucluse; les fosses de la forêt de la Braconne, un intéressant éventail de cavernes naturelles dont l'intérêt est souvent accru par des vestiges préhistoriques. L'exploitation du sous-sol est surtout le fait des carrières : à la pierre d'Angoulême, facile à tailler mais de qualité médiocre, ont succédé les pierres dures de Vilhonneur et de Pranzac destinées aux dallages et revêtements. Les landes méridionales ont des mines de kaolin; l'argile a donné naissance à d'importantes tuileries dans le nord du département. Une ancienne métallurgie artisanale est à l'origine de la Fonderie nationale de Ruelle, productrice au 19ème siècle de canons et, aujourd'hui d'armements sophistiqués. Le cognac a suscité des industries annexes, dont d'importantes verreries et, Angoulême voit se substituer des activités nouvelles à une industrie papetière en déclin. Les ressources rurales et les richesses artistiques développent un tourisme de séjour avec d'intéressantes réussites dans le Sud-Charentais.
Le terroir charentais a vu naître d'importants écrivains : Marguerite d'Angoulême au 16 e siècle, Guez de Balzac et La Rochefoucauld au 17ème siècle, Pierre-Albert Birot, Claude Roy, Pierre Véry et Jacques Chardonne au 20ème siècle. Il en a accueilli et inspiré d'autres : Clément Marot et Calvin, Alfred de Vigny, Honoré de Balzac, les frères Tharaud. Le peintre Eugène Delacroix, le sculpteur contemporain Couturier, lui doivent une part de leur inspiration, de même que Maurice Utrillo. Mais son apport à l'art français est essentiellement constitué (outre quelques excellents bas-reliefs magdaléniens et beaux mégalithes) par une série abondante d'église romanes, originales par rapport à leurs voisines de la Saintonge et du Poitou. L'ensemble est dominé par la prestigieuse façade sculptée de la cathédrale d'Angoulême. Des églises rupestres (Aubeterre, Gurat) sont d'une puissante originalité. Si les grands châteaux ont souvent disparu en tout ou en partie, de nombreux manoirs, bâtis surtout au 15ème et au 17ème siècle parsèment le paysage. Une architecture rurale à base de façades basses et de tuiles rondes a reçu au 19ème siècle des portails au décor naïf et somptueux. Un artisanat ancien du bois, du fer, du tissage et de l'argile, est en train de renaître. Un art culinaire haut en couleur et riche en nuances, passe peu à peu des cuisines familiales à quelques excellents restaurants.


7 231 km2
172 m au bois de Chantemerlière (commune de Contré).
La Rochelle. 5 arrondissements. 43 cantons. 472 communes.
527 146 hab. (recensement 1990)
Le département de la Charente-Maritime fut constitué en 1790 par la réunion de l'Aunis et de la plus grande partie de la Saintonge. De nombreux témoignages prouvent l'occupation continue du paléolithique à la protohistoire. L'occupation romaine - qui ne semble pas avoir exercé ici une influence profonde - trouva en place les Santons (capitale Santonum : Saintes) qui, pendant près de 3 siècles, exercèrent leur influence sur la région. Les invasions barbares, puis les royaumes francs, n'engendrèrent que des vicissitudes. Annexée à l'Aquitaine par les Romains, érigée en comté et duché au 6ème par les premiers rois francs, la région connut une ère de prospérité, brillante mais brève, au temps d'Aliénor d'Aquitaine, fille du dernier duc Guillaume. Les guerres franco-anglaises qui durèrent près de 2 siècles, en dépit de quelques trêves, provoquèrent brigandages et pillages à l'intérieur, piraterie sur les côtes. Le retour définitif à la Couronne sous Charles VII trouva une province ravagée et des campagnes à l'abandon. Jusqu'à la Révolution, les deux provinces opérèrent une lente mais régulière progression, tournée surtout vers une économie rurale. Mais ce redressement connut des moments difficiles à la suite de démêlés avec le pouvoir central et surtout au cours des guerres de Religion qui durèrent ici près de soixante-dix ans; la Réforme avait été accueillie avec ferveur tant au niveau seigneurial que populaire et les luttes, entrecoupées de trêves, furent particulièrement après. Par contre la Révolution provoqua seulement quelques troubles à l'échelon local. Saintes fut alors choisie comme préfecture jusqu'en 1810 quand Napoléon fixa celle-ci à La Rochelle; cette préséance fut disputée pendant tout le 19ème siècle, dernière manifestation de vieilles querelles entre Aunis et Saintonge.
Le département de la Charente-Maritime dispose d'une façade de presque 200 km sur la côte atlantique. La plus grande partie du département est constituée de successions de collines et de vallées, modelées sur le synclinal de Saintes et l'anticlinal de Fonzac. Les Champagnes s'étendent de l'estuaire de la Gironde vers l'est, le pays bas des vallées de la Charente, le pays de Matha. La lande saintongeaise, boisée et coupée de vallons marécageux, occupe le sud du territoire. Le littoral charentais, dont les îles d'Oléron, de Ré et d'Aix constituent les avancées, est formé d'une succession de "bombements" et de "dépressions" : marais "mouillés" et desséchés; larges bassins de l'estuaire de la Charente, de la Seudre et de la presqu'île d'Arvert, marais en cours d'assèchement de l'estuaire de la Gironde. L'économie de la région a de tout temps été confondue avec l'exploitation des ressources naturelles : agriculture et produits de la mer. La vigne des Champagnes est consacrée exclusivement à l'élaboration du cognac, célèbre dès le 16ème siècle. La polyculture (céréales, prairies) occupe surtout l'Aunis, reconverti à l'élevage après la destruction de son vignoble par le phylloxéra. Les marais salants, ruinés au 19ème siècle, ont été transformés en parcs à huîtres - les "claires" - et à moules (1/3 de la production nationale). Le sud de la haute Saintonge affirme sa vocation forestière. La gastronomie est à l'image des ressources de la région : riches produits du terroir et de la mer. L'industrie enfin est représentée par l'exploitation de carrières, les matériaux de construction, les produits chimiques, la métallurgie de marine, le textile et surtout les industries alimentaires et ses dérivés.
La première image de la Saintonge est celle d'une terre romane : "nulle part en France l'art roman n'a plus de séduction", écrivait Emile Mâle. Bien que proche parent du roman poitevin, l'art saintongeais se caractérise par la richesse de ses façades à arcatures et surtout ses sculptures, truculentes, variées et fantaisistes sur les chapiteaux ou modillons, didactiques sur les façades, au point que l'on a pu parler du "sermon saintongeais". Cependant la variété et la profusion des sanctuaires romans ne doit pas éclipser d'autres réalisations remarquables : ensembles des vestiges romains de Saintes; ensembles urbains archaïques d'un grand caractère (13ème/15ème) de La Rochelle, Saint-Jean-d'Angély, Jonzac; ports, villes et places fortes 16ème et 17ème comme Brouage, ou Rochefort intégralement créé par Colbert; hôtels et châteaux Renaissance et classiques, parcs de ville et jardins à la française. Enfin, à l'ombre des sanctuaires romans, s'élancent quelques clochers gothiques et les lanternes des morts donnent aux nécropoles un caractère antique.

6 054 km2
le Terrier de St-Martin à St-Martin du Fouilloux (272 m).
Niort. 3 arrondissements. 33 cantons. 302 communes.
345 965 hab. (recensement 1990)
Le département des Deux-Sèvres a été créé en 1790 par la réunion d'une partie du Poitou et de fractions de l'Angoumois, de l'Aunis et de la Saintonge. Occupé dès le paléolithique, il était peuplé, à l'époque de la colonisation romaine, par les Pictons. Ravagé par les invasions successives, il fit partie au 10ème des domaines des comtes de Poitiers, ducs d'Aquitaine. Les petites seigneuries se multiplièrent (Thouars, Parthenay, Bressuire) et de nombreuses abbayes furent fondées. Par le remariage, en 1152, d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt, la région tomba sous la domination anglaise et fut l'objet des rivalités entre la France et l'Angleterre. Ravagée par le duc de Lancastre au 14ème, elle fut progressivement reconquise par Du Guesclin et réunie à la France à la fin de la guerre de Cent ans (1436). Au cours des guerres de Religion, la province devint la citadelle de la Réforme dans l'ouest, et fut le théâtre de cruelles luttes religieuses. L'édit de Nantes accorda aux protestants les places fortes de Niort, Thouars et Saint-Maixent. La Révolution vit s'organiser dans le département l'insurrection royaliste vendéenne : La Rochejaquelein et Lescure mirent sur pied une armée; le département fut dévasté et la pacification n'intervint que sous l'Empire. En 1832, une tentative de soulèvement légitimiste formée autour de la duchesse de Berry échoua sans pour cela créer des troubles importants.
Territoire de transition entre le Massif armoricain et le Bassin aquitain, les Deux-Sèvres n'offrent pas d'unité géographique. Caractérisées par de faibles altitudes et des formes peu accentuées, elles comportent quatre types de régions qui diffèrent du point de vue géologique : le Bocage, au sol argileux, et la Gâtine, au sol granitique, appartiennent au Massif armoricain. Les plaines, à l'est et au sud du département, composées de sol calcaire, font déjà partie de l'Aquitaine. Le Marais poitevin, territoire asséché, a été reconquis sur la mer. Le département doit son nom aux deux cours d'eau qui le traversent : la Sèvre Nantaise qui se dirige vers la Loire, et la Sèvre Niortaise qui va directement à l'océan, se ramifiant en d'innombrables bras. Le climat, humide et doux, subit des influences aquitaines et armoricaines. Le département a une vocation agricole nettement marquée. L'élevage domine (le cheptel de chèvres est le premier de France). Les cultures fourragères et céréalières sont dominantes. L'industrie alimentaire - laiteries et abattoirs - est le complément de l'agriculture. L'industrie chimique, la métallurgie et le textile sont les autres branches de l'activité industrielle.
La préhistoire a laissé dans les Deux-Sèvres un grand nombre de vestiges (certains tumulus sont célèbres, comme celui de Bougon). La domination romaine, pourtant bénéfique, n'a laissé que peu de traces remarquables. L'art roman poitevin est particulièrement abondant : à côté de prestigieux sanctuaires (Javarzay, Melle, l'abbatiale d'Airvault, Verrines-sous-Celles...), un grand nombre d'églises plus modestes jalonnent la campagne. L'art gothique est moins riche mais néanmoins bien représenté par les églises Notre-Dame de Niort et de Bressuire, la collégiale St-Maurice d'Oiron et la chapelle du château de Thouars. Une place à part doit être faite aux abbatiales de Cellessur-Belle, avec son superbe portail polylobé, et de Saint-Maixent; édifices ruinés et restaurés au 17ème dans le goût gothique. L'architecture féodale est illustrée par des monuments remarquables. Le donjon de Niort, le château du Coudray-Salbart, les portes fortifiées de Parthenay.. Il convient de citer des châteaux moins anciens : Javarzay, Oiron, Saint-Loup sur Thouet, Melzéar à Paizay-le-Tort, les Ouches à Saint-Génard et surtout Thouars dominant le Thouet. Dans l'ensemble du département existent enfin de nombreux logis poitevins : manoirs, fermes fortifiées et pigeonniers d'un grand intérêt. Des ensembles médiévaux ont résisté aux guerres et aux destructions : villages anciens d'Exoudun, d'Auge, de Saint-Christophe-la-Cigogne; Melle, outre son caractère médiéval, est devenu un centre artistique important. Un peu partout renaissent foires artisanales, groupes folkloriques, artisanat d'art, qui remettent à l'honneur la vie et les traditions du passé.

Vienne
6 985 km2
233 m à Prun sur la commune d'Adriers
Poitiers. 3 arrondissements. 35 cantons. 274 communes.
379 977 hab. (recensement 1990)
De nombreux témoignages attestent la présence de l'homme dans la Vienne depuis les gisements du paléolithique des vallées de la Tardoire, de l'Anglin et de la Charente, jusqu'aux mégalithes du néolithique et aux dépôts de j'âge des métaux. Vers cette époque, l'établissement des tribus gauloises, les Pictones, donne ses racines étymologiques au pays poitevin duquel faisait partie l'actuel département de la Vienne. La colonisation romaine intègre les Pictons à la province d'Aquitaine et laisse en tous lieux les traces de sa présence. L'introduction du christianisme est très précoce et dès le 4ème apparaissent les grandes figures de st Hilaire et de st Martin qui fonde à Liguge un des plus anciens monastères des Gaules. Les périodes mal connues et troublées qui s'étendent de la fin du monde gallo-romain à l'époque carolingienne sont illustrées par des événements d'importance capitale pour l'histoire de l'occident pré-médiéval : la victoire de Clovis sur le Wisigoth Alaric en 507 près de Vouillé établit la suprématie franque et chrétienne, tandis que celle de Charles Martel sur l'émir Abd-Er-Rahman marque la fin des incursions sarrasines. A la fin de la période carolingienne, la région eut à souffrir des raids normands qui minèrent villes et abbayes. A partir de cette époque, les comtes de Poitou, bientôt ducs d'Aquitaine, fondent une puissante famille féodale. Leur dernière héritière, Aliénor, mariée tout d'abord à Louis VII de France, met par son remariage avec Henri II Plantagenêt son duché sous la suzeraineté anglaise. Malgré l'entrée de Philippe Auguste à Poitiers en 1204, le rattachement du Poitou à la Couronne de France n'est pas pour autant consommé et il faudra attendre 1259 pour que le roi d'Angleterre renonce à la province. Les rivalités territoriales reprennent à partir de 1346 et la contrée subit à nouveau les désastres de la guerre de Cent ans. Des 1418, le Poitou échoit à Charles VII qui fait de Poitiers la capitale de son gouvernement; en 1429 Jeanne d'Arc y est reconnue par les "docteurs". La région se relève alors tant bien que mal de ses ruines et se couvre de petits châteaux et de manoirs fortifiés grâce à l'autorisation royale. La création de l'université en 1431 et l'implantation de l'imprimerie à Poitiers dès 1479 sont les premiers symptômes de renouveau économique et intellectuel du 16ème. Des 1534, Calvin y prêche la Reforme et gagne à ses idées une grande partie de la bourgeoisie. Poitiers est assiégée par les armées protestantes de l'amiral Coligny en 1569. Un siècle plus tard, la révocation de l'édit de Nantes contraint à l'émigration de nombreux huguenots, causant une perte irréparable pour la démographie et l'activité économique de villes comme Chatellerault ou Montmorillon. Avec le renforcement du pouvoir royal dés le 17ème, le Poitou n'est plus le lieu d'événements déterminants pour l'histoire nationale, la Révolution y est accueillie sans heurts majeurs. Le département de la Vienne est créé en 1790 et renforce sa vocation agricole au long du 19ème.
La Vienne doit son nom à la principale rivière qui la traverse du sud au nord. Le département appartient à une contrée de transition, le "seuil du Poitou", où les paysages participent des quatre grands ensembles qui l'entourent : massif Central et massif Armoricain, bassin Parisien et bassin Aquitain. Les paysages du Loudunais au nord, assis sur les molles inflexions du tuffeau crétacé, sont proches de ceux de la vallée de la Loire. Les plateaux tertiaires du centre, entaillés par des rivières ou se concentrent depuis l'antiquité l'habitat et les activités humaines, étaient occupes jusqu'au 19ème par les "brandes", landes de bruyère et d'ajoncs, aujourd'hui défrichées et amendées. Les plateaux jurassiques du Neuvillois sont au contraire le lieu d'un terroir céréalier et vinicole. Au sud-ouest les riches terres rouges à châtaigniers modèlent un paysage plus bocagé.* Au sud-est, par contre, l'affleurement des anciens terrains métamorphiques et cristalline appartient aux contreforts limousins.
Le patrimoine archéologique et architectural est considérable et sa richesse est due autant à la diversité qu'a la qualité des monuments qu'on peut y rencontrer. toutes les époques sont représentées depuis les premières manifestations de l'art pariétal (grottes du Chaffaud, de la Marche...). Les mégalithes y sont encore plus nombreux malgré les destructions inconsidérées de la fin du 19ème. L'archéologie gallo-romaine régionale exhume chaque année des vestiges dignes d'intérêt. Le haut Moyen Age compte des édifices de premier plan, comme le baptistère St-Jean et l'hypogée des Dunes à Poitiers, le monastère de Ligugé ou la nécropole de Civaux. L'époque romane est la mieux connue grâce à la qualité ornementale de plusieurs monuments de renommée mondiale : Notre-Dame-la-Grande et St-Hilaire de Poitiers, St-Savin-sur-Gartempe et ses fresques, Chauvigny, Charroux, Civray, Montmorillon, Villesalem.. La Renaissance, avec Coussay, La Roche-du-Maine et Sammarcolles, et l'époque classique, avec Curçay-sur-Vonne, Purnon, Sommières, Les Ormes, ont laisse quelques grands et beaux châteaux ainsi que des hôtels urbains (Poitiers, Châtellerault), mais peu d'édifices religieux. De nombreuses demeures nobles rurales possèdent un charme composite alliant harmonieusement des époques différentes.

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